Péquignet, l'horlogerie française

 

L’horlogerie française redécouvre le temps

 

Créée il y a quarante par Emile Pequignet, la maison d’horlogerie éponyme a su devenir au fil de l’histoire l’unique fleuron de l’horlogerie de luxe à la française avec tout ce qu’il y a d’élégance et de raffinement et chose incroyable et rare préserver son indépendance devant les énormes industries horlogères mondiales .  

 La France a une histoire riche en matière d’horlogerie.vous pourrez lire la suite dans notre magazine ....

Dès l’an 1300, se développent en France et en Europe occidentale des horloges mécaniques impressionnantes dans les clochers et beffrois. Il s'en suivit des siècles d’efforts jusqu’au XVe siècle pour voir apparaitre ce qui deviendra la montre, une petite boite contenant un mouvement d’horlogerie, destinée à indiquer l’heure.

 

Au XVIIIe siècle, l’industrie horlogère en France s’installe à Besançon et à  Morteau toutes les deux communes de la Franche Comté région près de la Suisse. Du siècle des Lumières jusqu'au début des années 1970, la France compta parmi les plus grandes nations horlogères et l'appellation "made in France" était synonyme de qualité, voire d'excellence... Mais, après la déferlante des montres à quartz en provenance du Japon, en 1970, les montres mécaniques devenaient ringardes au point d’anéantir la quasi-totalité du savoir-faire.

 

Péquignet, la France qui montre

Depuis 40 ans, Emile Péquignet, le fondateur, puis Didier Leibundgut et plus récemment, Laurent Katz mettent tout en œuvre pour développer une manufacture au cœur du Jura et conserver un véritable savoir-faire tricolore.

Et qui dit manufacture veut dire véritable fabrique, créateur de son propre mouvement, c'est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’une maison d’assemblage comme bon nombre de marques. Car créer un mouvement mécanique innovant, entièrement conçu, contrôlé et assemblé, de plus, à complications n’est pas une chose facile car ce type de garde-temps est deux fois plus difficile à développer qu'un mouvement automatique.

 

La complication, une affaire de haute horlogerie

Les montres les plus recherchées, et donc les plus chères, sont dites « à complications » voire « à grandes complications ». En horlogerie, une complication signifie que la montre dispose d’une fonction autre que la simple indication de l’heure, des minutes et des secondes. Les complications permettent ainsi, pour n’en citer que quelques-unes, de connaître les cycles lunaires ou solaires, de chronométrer, ou bien d’indiquer la réserve de marche restante ou un deuxième fuseau horaire et un saut de date instantané à minuit pile. Les complications peuvent être également fonctionnelles comme le fameux «tourbillon » qui améliore la précision de la montre en rendant le mécanisme moins sensible aux mouvements du poignet.

 

Le Calibre Royal de Péquignet intègre ainsi plusieurs complications dont le système de remontage à deux sens, l’indication de la réserve de marche calculée 100 heures. Ce calibre est prévu pour recevoir, dans l’avenir, d’autres complications. On parle déjà d’un chronographe et d’un calendrier annuel et peut-être même d’un tourbillon.

L’arrivée du Calibre Royal incluant toutes les complications dans une épaisseur de 5,88 mm va bien au-delà d’une simple prouesse technique. Elle constitue un savoir-faire rare nécessitant beaucoup d’investissements tant humain que financier.

 

Si des maisons telles que Lip, Yema et L.Leroy ont marqué l’histoire de l’horlogerie française, seule Péquignet peut rivaliser avec les grandes maisons horlogères suisses et devient l’héritière de la Haute Horlogerie française. Par deux ­magazines japonais de référence, le Calibre Royal de Pequignet fut élu «Meilleure montre de ­l’année 2011» et le mouvement inventé par ­Pequignet fait encore date dans lhistoire de lhorlogerie. Dailleurs Péquignet a été labélisée EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) en 2014, une marque de reconnaissance de l’Etat mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanal et industriel d’excellence. Ce nouvel élan doit permettre à la Maison Pequignet de continuer d’incarner une certaine idée du luxe à la française, faite d’authenticité et de savoir-faire. "