Sous le soleil du Pastis

 

Sous le soleil du pastis

 

L’apéritif français par excellence

Sous le cagnard, il se déguste sous les platanes après une partie de pétanque, avec des amis.  Que serai le Midi de la France sans lui ?

Son heure, le sacro saint-apéro. Il désaltère et s’accompagne d’olives,  il est économique et synonyme de fête, eh oui peuchère c’est le fameux pastaga (mot à employer uniquement quand on connaît sa marque préférée). Il est là le véritable art de vivre à la provençale…

Incontournable des tables de bistros, tout le monde ici à sa marque de pastis, Ricard, Pastis 51, Duval, Casanis ou Berger et Janot et pour les pastis premium et artisanaux Bardouin, Eyguebelle , ici le pastis est une véritable institution.    la suite est à lire dans notre magazine

Son ancêtre est l’absinthe, considéré comme une drogue, cet alcool dans lequel on macéré diverses plantes provoquait malheureusement de l'accoutumance. Vénéré par les poètes Verlaine, Rimbaud ou Apollinaire, il fut interdit en 1915.

Bravant les interdits, c’est avec audace que Paul Ricard fait renaitre cette boisson. Avec des ingrédients de base légèrement différents, la macération se fait principalement avec de l'anis étoilé et la réglisse. Grâce à une fantastique propagande et un slogan : « Ricard, le vrai pastis de Marseille » le pastis devient populaire pour être indispensable à tout bar qui se respecte. Une véritable frénésie s'empare alors de ce produit dans toute la Provence.
Le mot pastis officiellement sur toutes les étiquettes n’apparaîtra qu’en 1932 et 6 ans plus tard la production et la vente officielles de pastis sont  autorisées.

Le pastis : un produit culturel avant tout

vous pourrez lire la suite dans notre magazine .... Pastis veut dire mélange, situation embrouillée dans le langage provençal comme si l’histoire de Marseille et Pastis donnait un nom à son histoire et ne faisait qu’un.

Autour de cette ville, la tradition de l’apéro est bien vivante : eau fraîche, anis et réglisse se marient avec quelques olives, c’est le produit culturel par excellence. Mais avec le temps il souffre d’une image très populaire. Pour le rendre haut de gamme, certains élaborateurs ont sophistiqué la fabrication jusqu’à faire macérer 65 plantes différentes et lui donner une couleur différente comme le pastis Bardouin.

Il est économique car pour une dose de pastis on rajoute 5 à 7 fois son volume d’eau et jusqu’à 10 quand il s’agit de marques premium.

Il peut aussi se consommer de différentes manières avec un ajout de sirop d’orgeat on demandera une « mauresque » ou avec de la grenadine une « tomate »  ou bien encore avec du sirop de menthe un « perroquet ». On demandera une "feuille morte" quand il s'agit d'un mélange menthe et grenadine.

Côté cuisine, le pastis a aussi ses adeptes, parmi les classiques, l’incontournable flambée de crevettes mais il s’accommode fort bien aux produits de la mer et dans nombreux menus les daurades ou autres sardines sont aussi flambées ou macérées avec ce fameux breuvage.

Le pastis, une véritable institution

Même s’il n’est que le deuxième alcool consommé dans notre pays derrière le whisky, sa consommation en France représente quelque 130 millions de litres par an, soit plus de 2 litres par habitant. Cependant, mais sans savoir exactement pourquoi, le pastis n’a jamais pu, curieusement, dépasser le cadre hexagonal.

Si cette épopée vous a séduite et si vous souhaitez en découvrir davantage, faites étape à Marseille à la Maison du Pastis située à 100 mètres de l'Hôtel de Ville près du vieux port. Son propriétaire a eu l’idée de réunir un nombre impressionnant de  pastis avec les objets en concordance tous aussi festifs qu’étonnants.

Nous finirons par une phrase de la figure emblématique de la Provence, Marcel Pagnol, "Quand on ouvre la bouche, c'est pour boire un pastis ou pour dire une vérité", cette célèbre citation vous aidera probablement à connaître ce sacré pastaga avec toute sa modération.