l'impressionnisme

 

Sur les pas des

 

impressionnistes

 

L’interaction entre l’environnement et la peinture est primordiale pour l’inspiration d’un artiste peintre. Il doit se créer une osmose entre une technique, un lieu, une chose ou un portrait pour éclore une œuvre. C’est ce qu’avait ressenti Claude Monet, Renoir, Alfred Sisley et bien d’autres au milieu du XIXe siècle. Avec l’invention du tube de peinture souple par l’industrie, ces jeunes peintres allaient oser rompre les traditions de l’époque ou la peinture se devait d’être la reproduction fidèle du sujet à peindre. Avec un nouvel œil et malgré les critiques les plus véhémentes de l’Académie de peinture (les Beaux Arts), ils allaient sortir et saisir la lumière de l’instant présent et inventer l’impressionnisme.

Une nouvelle vision de la peinture   la suite est à lire dans notre magazine

Cette nouvelle manière de peindre était très pure. C’était une juxtaposition de touches de peinture qui apporte un flottement, le sujet doit rester flou, imprécis voire vaporeux.  C’est ce que l’œil voit. Si chaque peintre a une personnalité différente, il forme pour autant un groupe cohérent. L’œil est nouveau et particulier, ainsi Renoir a l’œil audacieux quand Sisley a la sensibilité créative ou Pissaro a l’oeil tourner vers la campagne. Ces peintres avaient le désir de liberté et exprimaient leur créativité en dessinant sur tous les supports à leur portée ainsi en témoigne les murs et autres meubles vaisseliers de l’auberge Ganne devenu musée des peintres de Barbizon.

 

Des paysages sources d’inspirations

De ces paysages bruts est né ce courant de peinture. La nature allait attirer des dizaines d’artistes notamment dans un petit village de Seine & Marne près de Paris, Barbizon.

Dans les pas de Rousseau ou autre Millet, nous sommes allés voir ce magnifique village mythique encore aujourd’hui source d’inspirations. Frédérique Bourgeau, adjointe au musée des peintres, nous raconte que ce village à l’époque était alors habité que par des bucherons, des paysans, des gens qui travaille en plaine ou en forêt. Mais sous l’influence de peintres anglais et hollandais, Théodore Rousseau, présumé fondateur du l’art impressionnisme accompagné de son grand ami Jean François Millet auteur des fameux tableau x comme L’Angélus ou Les Glaneuses, viennent s’inspirer de cet atmosphère si particulière.

Lorsque l’on se promène dans les ruelles de Barbizon ou dans la proche forêt de Fontainebleau, célèbre pour ses rochers et sa grande diversité d’arbres, il n’est pas rare de rencontrer des peintres en herbe en pleine création. Il est agréable aussi de flâner d’ateliers en galeries de toute la grande rue du village.

 

Les caractéristiques de ce mouvement impressionniste

Claude Monet (1840-1926), une autre figure importante de l’impressionnisme avait choisi le village de Giverny situé en Normandie pour peindre « Le Déjeuner sur l’herbe » et Pierre Auguste Renoir (1841-1919), les bords de la Seine pour peindre « Le Moulin de la Galette ». Ils utilisaient la netteté au premier plan puis progressivement un flou. L’impressionnisme jouent sur les effets de la lumière pour transformer les couleurs du paysage ou des personnages. L’ambiance et l’impression visuelle produit sur le motif est le premier objectif. Les sujets choisis sont ceux de la vie quotidienne ce qui change radicalement de l’art figé du mystique de l’époque.

L'impressionnisme marque ainsi la naissance d’un art de plein air et représente la nature elle-même et sans doute également un prétexte subversif pour sortir des sujets historiques et religieux. Ce mouvement allait marquer une rupture entre le passé et le modernisme et devenir précurseur d’une révolution picturale tout en gardant l’esprit du romantisme.