Les bienfaits du savon de Marseille

 

Les bienfaits du savon de Marseille

 

 

 

Il se vend aujourd’hui environ 20.000 tonnes de "Savon de Marseille" dans le monde mais à peine 10% de cette production est issue du fameux savoir-faire traditionnel. En mal de reconnaissance, le nom de « savon de Marseille » a été récupéré par des industriels pour en galvauder la tradition. Pourtant, c’est à Marseille que l’on doit trouver du savon éponyme pas en Chine ou en Turquie insiste Ariane Dherens, co-fondatrice de Bacasavons, pourfendeuse d’un retour à la vérité.  Le problème ? Ni le procédé de fabrication ni le lieu de production n’ont été protégés ? Les quatre dernières savonneries Fer à cheval, Le Sérail, du Midi, Marius Fabre se battent au sein de l’Union des Professionnels du Savon de Marseille pour faire respecter un savoir-faire de quatre générations. la suite est à lire dans notre magazine

 

 

 

Un procédé de fabrication régit par la loi

 

Pourtant sous Louis XIV, le savon de Marseille a été une véritable institution et amélioré considérablement les conditions d’hygiène de toutes les classes sociales de l’époque. Son épopée se prolongera jusqu’au XXe siècle jusqu’à l’arrivée des lessives en poudre ou savon liquide ainsi que l’apparition du lave-linge dans lequel le cube n’est pas adapté. Ces détergents à base de produits pétroliers vont créer en 1978 la faillite de la plupart des savonneries de Marseille.

 

 

 

Un procédé ancestral

 

Excluant toute graisse animale, le processus de transformation commence dans un grand chaudron dans lequel on met de l’huile végétale avec de la soude pour la saponification pour plus tard mettre de l’eau salée et obtenir un savon extra pur. La cuisson du savon est longue, elle dure dix jours à 100° pour que l’huile végétale et la soude se transforment en pâte à savon. Cette réaction chimique s’appelle la saponification. Ici, la recette reste la même depuis des siècles. Ensuite on va « tirer la cuisse » expression typiquement marseillaise pour décrire l’évacuation de la pâte du chaudron et la faire sécher dans d’immenses moules. Le séchage durera deux jours et le savon sera découpé en pains, barres ou cubes et s’exporter dans le monde entier.

 

 

 

Le blanc pour le linge, le vert pour l’hygiène corporelle.

 

Le savon blanc de Marseille est du aux huiles végétales, c’est un nettoyant puissant et traditionnellement utilisé pour le lavage du linge. Le vert quant à lui est composé d’huile d’olive, il est bactéricide et hypoallergénique et symbole de la propreté à l’ancienne. Son procédé de fabrication fait que la pâte est lavée plusieurs fois afin de la débarrasser de toutes impuretés ce qui lui vaut l’appellation « Extra Pur ». Aucun additif chimique, aucun conservateur, ni colorant ou parfum susceptible de déclarer des éruptions cutanées n’est ajouté. Il est donc bon pour toutes les peaux y compris celle d’un bébé et l’environnement

 

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Un retour en force

 

Avec l’engouement des produits naturels et la promotion du savoir-faire français, le savon de Marseille semble renaître et devient incontournable sur les marchés provençaux. Pratique, écologique, biodégradable et peu onéreux pour ces principales qualités, signalons tout de même qu’il mousse peu – là encore, les récents gels douche nous ont donné de très mauvaises habitudes – et peut laisser la peau assez sèche après la douche. Pour compenser, certains artisans ajoutent une faible proportion d’huile de coprah dans la composition, cet ajout corrigera cette faiblesse et si vous avez une peau vraiment sensible ou naturellement sèche, un lait ou une crème hydratante sera parfaitement adapté. Si vous souhaitez évitez les dérivés pétroliers, les parfums de synthèse ou les éventuels perturbateurs endocriniens, exit les gels douches et vive le savon de Marseille mais le vrai, solide et surtout estampillé « 72% d’huile végétale » seule garantie d’un produit authentique.

 

 

 

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