Le périph'

 

Le périph’,

 

l’enfer des parisiens

 

Inauguré le 25 avril 1973, le boulevard périphérique parisien était censé résoudre les problèmes de circulation de Paris. Le périph’ comme disent les parisiens fait le contour de la capitale sans carrefour, ni feux rouges et ce, sur une seule route de 35 kilomètres. Incontournable aujourd’hui, cette artère est journellement saturée. Tour d’horizon de cet ouvrage construit durant presque 20 ans.

Souvenirs historiques

Autrefois, par crainte d’envahisseurs, Lutèce ancien nom de Paris s’entourait de murs protecteurs qui s’agrandissaient au gré de sa croissance. Il y en eu sept dans l’histoire de la capitale avec des endroits de passages et surtout d’octrois, péages de l’époque. Construits pour défendre, les dernières enceintes ont été celles de Thiers et datent de 1845. Jugées obsolètes tout de suite après les guerres mondiales elles furent détruites pour donner en lieu et place d’un incroyable axe routier, le périphérique. Il fallut vingt ans pour faire place nette et démarrer la construction de cette route devenue un symbole fort de la capitale. La construction commence en 1954 à la porte d’Italie au sud de la capitale pour un premier tronçon de quatre kilomètres jusqu’à la porte de la Plaine. Les travaux dureront six ans et treize pour réaliser la totalité du boulevard périphérique.

Aujourd’hui, l’axe routier le plus fréquenté d’Europe

Longuement réfléchi, cet axe routier est atypique à plus d’un titre. Majoritairement équipé de quatre voies de circulation dans chaque sens et séparées d’un muret central, le boulevard périphérique a la particularité de ne comporter aucune bande d’arrêt d’urgence. Malgré ce handicap, le boulevard périphérique s’enorgueillit d’être la route la plus sûre de France. Son point d’origine est fixé à la porte de Bercy mais à la porte d’Ivry il est surveillé comme le lait sur le feu par un réseau de télésurveillance, d'appel d'urgence qui informent en temps réel ses panneaux d’affichages à messages variables. Cinq autoroutes, 45 portes d’accès, 6 échangeurs, 253 ponts et 32 tunnels transportent un flux de véhicules continue. Ces infrastructures permettent de gérer le plus gros trafic routier d’Europe avec1,3 millions de véhicules par jour !!! La vitesse sur cette ceinture routière bitumée a été récemment abaissée à 70 klm/h soit disant dans un souci environnemental, de fluidité du trafic et de sécurité. En fait, d’après les études, la vitesse moyenne serait de 38 klm/h, bouchons inclus !!! Autant vous dire que les accidents sont plutôt rares et en général peu meurtriers, sauf la nuit.

Une règle de conduite à savoir si vous l’empruntez, les véhicules entrants ont la priorité sur ceux circulant sur le périphérique.

Dix anecdotes qui ont marqué l’histoire du Périph’

1- En 1989, Pascal dit le « Prince Noir » fait le tour du périphérique soit 35 klm à moto en 11 minutes

2 - En 2004, un motard récidive avec le tour complet en moins de dix minutes. Il a été flashé à 211 km/h.

3 - En 2007, Un camion poids lourds perd 25 tonnes de viandes sur la chaussée. D’énormes encombrements ont lieu ce jour-là avant de rouvrir le périph.

4 - En 2008, des milliers d’automobilistes furent bloqués pendant sept heures à cause d’une camionnette accidentée en feu avec des bouteilles d’oxygène liquide sous pression.

5 et 6- En 2010, alors qu’un cortège de mariage bloque le périphérique en s'arrêtant en pleine voie. Un des participants se permet de danser sur la route, ce qui est bien entendu totalement répréhensible devant la loi. Pas autorisé non plus la présence de poneys échappés d’un centre équestre provoquant de monstrueux bouchons sur cette artère. 

7 - En 2012, la police assiste à la naissance d’une petite fille juste avant l’arrivée des secours.

8 - En 2017, apparait des tondeuses écologiques à savoir des brebis qui broutent tranquillement sur les talus du périphérique.

9 - Parfois sollicité pour des besoins cinématographiques, le périph’ a été fermé deux fois pour un film de Guillaume Canet « Ne le dis à personne » et pour le tournage du film « Bernie », en août 1995.

 

10 - Nous terminerons avec un peu d’humour cette anecdote que la police se souvient avec cet événement bien curieux où un homme en fauteuil roulant faisant la manche sur une voie d’accès est repéré par une caméra. Au moment où les autorités arrivent, il se lève et prend la fuite avec son fauteuil à la main. Ainsi va la vie du périphérique.

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